Eclairage public : Près de 2000 lampadaires solaires installés à Libreville

DIG/ Lancée au mois de mars 2018, la première phase du projet d’implantation de 5000 lampadaires solaires à travers le pays a déjà permis d’installer une série de 1700 unités, selon l’Agence nationale des Grands travaux et infrastructures (ANGTI).

Ce sont précisément les zones du Carrefour de la paix-pharmacie, Le bon samaritain, Cap caravane, Lalala, Carrefour Delta-château, Sherko, le Premier campement, Malibe 1 et 2 qui ont été concernées pour la phase inaugurale dans la ville de Libreville et ses environs.

Les lampadaires sont en cours d’installation également dans l’arrière-pays, à Port-Gentil, Ndjolé, Franceville, Makokou et Bitam dans le septentrion.

L’objectif principal est de doter en éclairage public les zones rurales et certaines villes présentant des insuffisances dans ce domaine. Avec pour perspective, la mise en œuvre d’une véritable transition énergétique à travers la production d’électricité par les énergies renouvelables qui passera à 80% en 2020 comme l’ambitionne le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE).

« Il s’agit de palier à un déficit dans certaines zones. Il y a deux zones qui sont identifiées : les routes nationales où nous avons identifié tous les points d’ombres et il y a ce qu’on appelle les zones d’agglomérations. Donc il y a deux types de lampadaires : pour les routes nationales et les lampadaires pour les zones urbaines. On entend par zones urbaines, les places publiques, une école, une pompe publique, tout autre lieu public où la population se rassemble. L’objectif est de viser les lieux où le plus grand nombre sera bénéficiaire », a indiqué Frédéric Emane, directeur adjoint des opérations à l’ANGTI.

De même, l’opportunité du choix d’implantation des lampadaires solaires relève d’une commission technique chargée de fixer les priorités, préférentiellement pour les zones dépourvues de lampadaires conventionnels fonctionnels ou non, ou alors où il y a absence de basse tension.

Seteg à la manoeuvre

Levés sur 6 mètres de hauteur, ces lampadaires solaires installés par la Société d’électricité de téléphone et d’eau du Gabon (Seteg), sont espacés de 30 mètres les uns les autres et distancés de la route sur 1.5 m environ.

Les batteries garanties 5 ans par le fournisseur ont une durée de vie de 10 ans. Leur entretien devrait être assuré par le Conseil national de l’eau et de l’électricité (CNEE).

Pour ce projet, la Seteg travaille avec des sociétés locales et recrute des jeunes dans les différentes localités pour travailler.

« Par site, on emploie entre une vingtaine et une trentaine de jeunes. En dehors de faire vivre la main d’œuvre locale, il y a aussi les petits commerces. Ça fait un dynamique pour les économies locale », a expliqué Thierry Ovono, directeur technique à SETEG.

En moyenne 15 lampadaires sont posés par jour et par équipe. Aussi, les autorités locales sont sensibilisés à chaque passage pour la maintenance du matériel et alerté en cas de disfonctionnement.

Ces 5000 lampadaires solaires qui seront déployés sur tout le territoire national devrait tous être livrés le 15 décembre prochain. Mais aussi des puits équipés de pompe à eau qui seront installés dans chaque regroupement de villages à travers le pays.

A Makokou, Bitam, Mouila, Lambaréné, Kango, etc…ce sont pour la fin de l’année 2018, plus de 900 regroupements de villages qui en seront impactés.

 

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La Redaction

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