DIG / Malgré l’annonce du report des élections professionnelles au 28 avril 2026, la Confédération Syndicale Nationale des Agents Publics (COSYNAP) ne décolère pas.
Lors d’une récente intervention, son président, Paul Rubain Zoukoué Ella, a dénoncé un processus précipité et entaché d’irrégularités.
Une préparation jugée « notoire » par son absence
Pour la COSYNAP, le décalage de seulement six jours par rapport à la date initiale (prévue le 22 avril) ne suffit pas à régler les problèmes de fond.
La confédération pointe du doigt plusieurs manquements graves :
-L’absence d’une Commission Nationale Électorale structurée et de ses démembrements.
-Le manque d’un protocole d’accord préélectoral clair entre le gouvernement et les partenaires sociaux.
-L’inexistence d’un cadre juridique formel et d’un financement adéquat pour la campagne électorale.
Un appel à la crédibilité
Le syndicat alerte sur les risques que ces lacunes font peser sur la crédibilité de ce premier scrutin professionnel national.
Soutenue par d’autres pans de la société civile, la COSYNAP demande au gouvernement de fixer une « date raisonnable » qui permettrait de réunir toutes les conditions de transparence et d’équité.
Ce bras de fer illustre les tensions persistantes autour de l’organisation de ces élections, pourtant essentielles pour définir la représentativité syndicale au sein de l’Administration publique gabonaise



