Emploi : Quand l’expérience devient un frein à l’embauche des jeunes

DIG / Au Gabon, l’accès au premier emploi se heurte à un paradoxe : les entreprises recherchent des profils immédiatement opérationnels, alors que les jeunes diplômés ont précisément besoin d’une première opportunité pour acquérir de l’expérience.

Le piège du premier emploi

Stages, contrats courts et postes juniors peuvent eux-mêmes exiger une expérience préalable.

Les données du ministère du Travail montraient déjà en 2021 que la majorité des demandeurs d’emploi inscrits à l’Office national de l’emploi (ONE) n’en possédaient aucune.

Le résultat est un cercle vicieux : sans expérience, pas d’emploi ; sans emploi, pas d’expérience.

 Un coût pour l’économie

Cette situation a un coût : des compétences formées mais sous-utilisées, une entrée retardée dans la vie professionnelle et un risque accru de décrochage vers l’informel ou le sous-emploi.

Pour les entreprises, l’exigence systématique d’expérience peut également réduire le vivier de talents locaux et accroître la difficulté à trouver des profils adaptés.

 Un risque non négligeable

Le défi est donc autant économique que social : permettre aux jeunes d’acquérir leur première expérience revient à transformer plus rapidement les diplômes en compétences productives.

Pour une économie qui cherche à diversifier ses activités, continuer à exiger l’expérience avant d’offrir la première chance risque de coûter plus cher que l’investissement dans l’apprentissage.

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La Redaction

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