Emplois « fantômes » dans la Fonction publique : 1756 agents menacés de radiation

DIG / Le gouvernement gabonais  a récemment identifié 1 756 agents publics présumés en situation d’abandon de poste, une anomalie qui coûterait plus de 680 millions de FCFA par mois aux finances publiques.

Ce constat met en lumière les défis persistants de gestion des ressources humaines au sein de l’administration.

Comment cette situation est-elle possible ?

Selon les autorités, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation : insuffisance des mécanismes de contrôle, retards administratifs, départs non signalés ou encore dysfonctionnements dans le suivi des affectations.

Face à cette réalité, l’État a opté pour une approche rigoureuse fondée sur l’examen individuel de chaque dossier.

La commission des litiges du ministère de la Fonction publique est chargée de vérifier si les absences constatées relèvent d’abandons de poste avérés ou de situations administratives, médicales ou personnelles justifiées.

Les agents reconnus en faute s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la radiation.

Vers une Fonction publique plus performante ?

Au-delà de l’aspect disciplinaire, cette opération s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation de l’administration.

L’objectif est d’améliorer l’efficacité des services publics, de renforcer la transparence dans la gestion des effectifs et de libérer des ressources budgétaires susceptibles de financer de nouveaux recrutements au profit des jeunes diplômés.

Cette campagne d’assainissement apparaît ainsi comme une étape importante dans la recherche d’une fonction publique plus performante, plus équitable et davantage tournée vers les besoins réels des citoyens.

 

 

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La Redaction

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