« Épicerie 241 » : SOBRAGA, BCEG et PNPE parient sur 10 entrepreneurs pour tester un nouveau concept commercial

DIG/ La Société des Boissons Rafraîchissantes du Gabon (Sobraga) a signé le mardi 4 août 2026 à Libreville, une convention tripartite avec la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG) et le Programme National de Promotion de l’Emploi (PNPE), donnant le coup d’envoi au projet « Épicerie 241 ».

Le directeur général de la SOBRAGA, Xavier Jaffret, a présenté l’initiative comme un « moment d’engagement concret en faveur de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation économique », affirmant vouloir investir « dans des projets de vie, dans des talents et dans des initiatives » plutôt que dans la seule ouverture de commerces.

Un dispositif présenté comme structurant, mais dont l’ampleur reste, à ce stade, résolument expérimentale.

Un projet pilote à échelle réduite

La phase pilote ne concerne que dix bénéficiaires : cinq femmes et cinq hommes âgés de 25 à 45 ans, résidant dans le Grand Libreville, pour un budget de 100 millions de FCFA.

Le directeur général du PNPE, Pascal Franck Nzé Ndong Nzé, a précisé que « 139 dossiers avaient été examinés, 14 candidats formés, 10 retenus et 4 placés en réserve ».

Le ratio donne la mesure de la sélectivité du programme, mais aussi de l’écart entre la demande d’accompagnement entrepreneurial et l’offre effectivement disponible : un projet sur près de quatorze candidatures aboutit à un financement concret.

Architecture

Le montage reprend une architecture désormais familière dans l’écosystème de l’entrepreneuriat gabonais : la BCEG facilite l’accès au financement, le PNPE (via la Maison de l’Auto-Entrepreneur) assure la sélection, la formation et l’accompagnement, tandis que la SOBRAGA met à disposition son expertise commerciale et opérationnelle.

Témoignage

Bissoue Laeticia, l’une des dix bénéficiaires retenues, a salué la qualité de la formation reçue, évoquant « un sentiment de satisfaction » après des « hauts et des bas ».

Elle a exprimé l’ambition, à terme, de « créer encore d’autres épiceries et employer d’autres personnes ».

Ce témoignage constitue, en l’absence de données chiffrées sur la viabilité économique des dix épiceries à financer, le principal élément tangible avancé pour illustrer l’impact du dispositif, une limite qui invite à suivre avec attention la phase opérationnelle, notamment la recherche des locaux commerciaux évoquée comme prochaine étape

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La Redaction

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