ExĂ©cution du budget de l’Etat : Les prescriptions de Jean-Valentin Leyama

DIG/ La représentation locale du Fonds monétaire international (FMI) a organisé, le 23 avril 2019 à son siège de Libreville, un séminaire académique avec plusieurs experts en charge de l’économie sur le thème « Budget de l’Etat et trésorerie : réalités, contraintes et perspectives ».

« C’est un débat que nous avions au niveau technique trimestriellement sur les thèmes portant sur la macro-économie de la sous-région. Aujourd’hui, on a parlé du budget de l’Etat, la comptabilité publique et la gestion de trésorerie. L’idée, c’est d’avoir ce type de débat tout le temps », a indiqué Marcos Poplawski-Ribeiro, représentant résident du FMI.

Au cours des discussions, il était question de voir s’il y a des défis au niveau de la planification du budget, de son approbation et de son exécution.

Lors de sa présentation, le conférencier du jour, l’universitaire expert économiste et financier, Jean-Valentin Leyama a indiqué que le parlement adopte à la fin de chaque année, en recettes et en dépenses, le budget en équilibre pour l’exercice suivant.

« Or, l’examen de l’exécution de ce budget révèle que si les recettes sont recouvrées en quasi-totalité et souvent, davantage, les dépenses ne sont pas couvertes de manière régulière, excepté la solde, les pensions, la main-d’œuvre et certains postes de transfert, payés à bonne date », a-t-il expliqué.

Il en résulte que depuis plusieurs années, les administrations connaissent de sérieuses difficultés de fonctionnement, l’essentiel de leurs missions régaliennes n’étant plus accompli, y compris les services personnalisés de l’Etat ainsi que les collectivités locales.

« La question du couplage budget-trésorerie constitue indubitablement une problématique cruciale qui devrait préoccuper à la fois, le gouvernement et les partenaires au développement comme le Fonds monétaire international. Après une analyse des causes objectives de ce phénomène, il sera dégagé des pistes de solution dont la mise en œuvre devra requérir, probablement, des profonds changements en comptabilité publique », a ajouté Jean-Valentin Leyama.

Au terme de ce débat, les participants ont conclu sur la mise en place de certains outils pour améliorer et optimiser le budget de l’Etat.

Brice Gotoa

 

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La Redaction

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