Financement de projets : OĂą va l’argent de la BAD ?

DIG/ Dans le cadre du Document stratégie pays (DSP) élaboré par la Banque africaine de développement (BAD) pour la période de 2016-2020, le ministre de l’Economie et de la Prospective, Jean Marie Ogandaga, a procédé, le 13 août 2018 à Libreville, à l’ouverture des travaux de l’atelier de revue de la performance des opérations financées par l’institution bancaire panafricaine au Gabon.

Durant deux jours, les experts de la BAD et le gouvernement gabonais vont faire le bilan à mi-parcours de l’utilisation des premiers financements octroyés par la BAD, destinés à la réalisation de plusieurs projets de relance de l’économie gabonaise.

« Nous avons un portefeuille d’activité de l’ordre d’un milliard de dollars à  travers une quinzaine de projets. Depuis les accompagnements dits institutionnels jusqu’à des projets plus technique, c’est très important qu’à mi-parcours, on prenne le temps de s’arrêter et de regarder. Avons-nous exécuté les projets en respectant l’attente des populations ? Ont-t-ils eu un impact sur la population ? Pourquoi les choses ont été de fois lentes ? Que devons-nous faire pour accélérer les choses pour que les citoyens et citoyennes gabonais puissent voir très rapidement les effets de cette relation entre la Banque africaine de développement et le gouvernement gabonais », a expliqué Robert Masumbuko, responsable pays du bureau de la BAD.

Selon le représentant de la BAD, le Gabon devrait investir dans les secteurs qui vont donner des emplois et de la richesse aux populations. Il s’agit notamment de l’entreprenariat des jeunes, l’agriculture, l’industrie et sur les projets routiers.

«Dans certains secteurs, les opérations restent à un taux de décaissement nul ; alors que leur approbation est effective depuis un an. Ce qui fait planer le risque d’annulation de ces prêts par la BAD et laisse penser que les besoins en financement de ces secteurs et activités ne sont plus nécessaires. Votre mission à partir de ce matin, est bien d’examiner ces performances et de donner au Gouvernement des propositions permettant de renforcer les acquis et d’améliorer la performance d’ensemble», a indiqué Jean Marie Ogandaga.

Pour le membre du gouvernement, la présente revue devra s’efforcer d’examiner les insuffisances et, si possible, d’apporter les correctifs indispensables à une meilleure efficacité des ressources mobilisées.

Brice Gotoa

 

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La Redaction

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