DIG / C’est une douche froide pour une grande partie des étudiants gabonais en France.
Suite à la décision des autorités françaises de faire passer le niveau minimum de ressources exigé de 615 € à 877,50 € par mois (+43 %), l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) a annoncé des mesures drastiques.
Faute de budget suffisant, Libreville ne pourra pas s’aligner sur ces nouvelles exigences pour l’ensemble de ses 1104 boursiers.
« L’état de nos finances ne permettra pas de prendre en charge tous les étudiants boursiers […]. Il va falloir faire des choix », a déclaré Paule Élisabeth Désirée Mboumba Lassy, Directrice Générale de l’ANBG, sur Gabon 24.
Élitisme et fin de cycle
L’État a décidé de maintenir en France uniquement les étudiants inscrits dans des filières spécifiques (cycle ingénieur, médecine, doctorat) ou ceux en dernière année de leur cycle de formation (comme une 3ème année de Licence).
Pour les autres, notamment les étudiants en 1ère et 2ème année, l’aventure hexagonale s’arrête. L’ANBG va procéder à leur transfert vers d’autres établissements, prioritairement en Afrique.
La Directrice Générale a, par ailleurs, précisé qu’un retour définitif pour poursuivre les études au Gabon n’était pas exclu.



