DIG / Alors que l’arsenal juridique du pays dispose déjà de textes de lois clairs pour encadrer, réguler et sanctionner les abus sur internet, la question de la prolongation du blocage des réseaux sociaux reste entière.
En effet, depuis trois mois maintenant, les plateformes sociales majeures sont officiellement suspendues au Gabon, suscitant de plus en plus l’ire masquée des représentations diplomatiques.
Une situation de blocage qui, loin de couper les ponts numériques, a installé le pays dans une forme d’hypocrisie collective où l’usage des VPN est devenu la norme pour contourner la restriction.
Une sanction collective jugée disproportionnée
Sur les réseaux, les voix s’élèvent pour dénoncer une mesure devenue aberrante au quotidien.
Pour certains influenceurs, sanctionner l’ensemble de la population pour les dérives comportementales de quelques individus est une erreur stratégique et une décision totalement disproportionnée :
« C’est comme si un matin, le ministère des Transports décidait de fermer toutes les routes du Gabon sous prétexte qu’il y a trop d’accidents.
On ne peut pas pénaliser toute une population », a argumenté un créateur de contenu sur Tik Tok.
Et ce dernier d’insister sur le fait que le gouvernement aurait dû privilégier la responsabilité individuelle, le rappel à la loi et surtout l’éducation numérique plutôt que d’opter pour une coupure radicale et aveugle.
Le cas absurde de YouTube
Parmi les coupures, celle de YouTube cristallise particulièrement les frustrations.
Alors que la plateforme est mondialement reconnue comme l’un des outils d’apprentissage, de tutoriels et de formation les plus performants du XXIe siècle, son accessibilité reste entravée pour la jeunesse gabonaise.
À l’heure où l’économie numérique est un levier de croissance, le rétablissement officiel des réseaux sociaux est une attente forte et pressante de la population.


