Gabon : 8 % de la population vit dans l’extrême pauvreté

DIG/ Les données de l’Enquête Gabonaise pour l’Évaluation et le Suivi de la Pauvreté (EGEP II) confirment une  vulnérabilité socio-économique : le taux de pauvreté national s’établit à 33,4% (750 000 personnes) avec 8,2% de la population touchée par l’extrême pauvreté (pauvreté alimentaire) soit environ 185 000 personnes.

L’extrême pauvreté désigne la forme la plus grave de dénuement matériel et social.

L’Organisation des Nations Unies (ONU) et la Banque mondiale définissent l’extrême pauvreté par le fait de vivre avec moins de 2,15 dollars par jour par personne.

Ce seuil financier traduit une incapacité aigüe à répondre aux besoins vitaux immédiats.

  • Privation alimentaire : Famine chronique et malnutrition sévère.
  • Absence d’infrastructures : Pas d’accès à l’eau potable, à l’électricité, ni à des sanitaires décents.
  • Déficit d’éducation : Impossibilité d’envoyer les enfants à l’école, perpétuant le cycle de la pauvreté.
  • Santé précaire : Exclusion des soins médicaux de base et forte mortalité face à des maladies évitables.
  • Logement insalubre : Absence de logement sûr ou vie dans des conditions d’extrême précarité

Vulnérabilité des jeunes et des femmes

Par ailleurs, les résultats récents de l’Enquête Nationale sur l’Emploi et le Chômage (ENEC 2024) mettent en lumière une pression structurelle forte sur le marché du travail au Gabon

  • Vulnérabilité des jeunes : le chômage frappe de manière disproportionnée la jeunesse, avec un taux culminant à 34,5%.
  • Inégalités de genre : les femmes sont les plus touchées par le chômage, affichant un taux de 21,4% (et représentant 55% du total des chômeurs), contre 14,1% pour les hommes.
  • Concentration géographique : le phénomène frappe plus durement les zones urbaines par rapport aux zones rurales.

Face à l’étroitesse du secteur formel, l’économie informelle et le sous-emploi agissent comme les principales variables d’ajustement, entraînant une forte précarité.

 

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La Redaction

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