DIG / Le secteur de la production d’eau et d’électricité traverse une période critique.
Si les chiffres du deuxième trimestre 2026 publiés par la dernière note de conjoncture de la Direction générale de l’Economie et de la Politique fiscale, montrent une évolution contrastée selon les secteurs, le bilan global du premier semestre témoigne d’une fragilité structurelle préoccupante.
Électricité : Une dégringolade semestrielle alarmante
La production d’électricité a semblé freiner sa chute au deuxième trimestre 2026, avec une quasi-stagnation de -0,1 %.
Cependant, ce très léger sursaut n’est qu’une illusion statistique après la véritable dégringolade de 13,1% enregistrée au trimestre précédent et de la forte baisse de la fin d’année 2025 (-8,4 %).
Sur les six premiers mois de l’année 2026 la production s’effondre de 19,7 % par rapport au premier semestre 2025.
Cette dégradation sévère des capacités de production d’électricité va bien au-delà du secteur énergétique, puisqu’elle paralyse et impacte négativement l’ensemble des activités économiques du pays.
Eau : Une baisse ininterrompue depuis un an
Du côté de l’eau potable, la situation n’est guère plus reluisante.
Le deuxième trimestre 2026 se solde par un nouveau recul de l’indice de production à -1,6 %.
C’est la quatrième baisse trimestrielle consécutive. Depuis le modeste rebond du printemps 2025 (+0,2 % au 2T25), l’activité n’a cessé de se contracter trimestre après trimestre.
Sur l’ensemble du premier semestre 2026, la production d’eau cumule ainsi une baisse de 4,7 %.
Seuil critique
Ce déclin continu confirme que la capacité physique de production de la SEEG est mise à rude épreuve.
L’entreprise fait face à un cercle vicieux, prise entre l’usure grandissante de son matériel et les aléas hydrologiques, aggravés par les répercussions des coupures d’électricité elles-mêmes.
Face à de tels défis structurels, les ajustements d’exploitation à court terme peinent aujourd’hui à inverser la tendance.



