DIG / L’intérêt international pour l’iboga, plante sacrée du Gabon utilisée dans les rites Bwiti et étudiée pour son potentiel contre les addictions, ouvre des perspectives économiques considérables.
À l’étranger, certaines cliniques proposent des traitements à des tarifs pouvant atteindre 17,5 millions de FCFA, tandis que le pays d’origine de la plante cherche encore à garantir une juste redistribution des revenus.
Une valeur ajoutée qui échappe au Gabon
Selon Mongabay, une association villageoise de l’Ogooué-Ivindo a reçu plus de 32 millions de FCFA pour trois livraisons légales d’iboga.
À l’autre bout de la chaîne, les traitements à base d’ibogaïne peuvent coûter plusieurs milliers de dollars par patient.
Transformer la ressource en richesse nationale
Le Gabon a renforcé son cadre de protection de l’iboga et de partage des bénéfices, mais les mécanismes de redistribution restent à mettre en œuvre.
L’interdiction d’exportation annoncée en septembre 2026 a également suspendu les circuits légaux en attendant un nouveau dispositif.
L’enjeu est clair : éviter que le Gabon fournisse la plante et le savoir traditionnel tandis que l’essentiel de la valeur est capté ailleurs.



