DIG/ Du côté des importations, c’est le Togo qui s’affirme comme le principal fournisseur africain du Gabon au premier trimestre 2026, avec un poids de 8,9% dans le total des achats gabonais à l’étranger, selon la note de conjoncture de la DGEPF.
Ce niveau place Lomé loin devant la zone CEMAC, qui ne représente que 1,9% des importations gabonaises sur la période, confirmant que les échanges du Gabon avec ses voisins d’Afrique centrale demeurent structurellement faibles.
Un repli marqué en rythme trimestriel
Le tableau des dix premiers fournisseurs fait toutefois apparaître un recul sensible des achats en provenance du Togo, de l’ordre de 55,0% par rapport au quatrième trimestre 2025.
Une contraction qui s’inscrit dans un mouvement plus large de baisse des importations en provenance du continent africain, en repli de 55,4% sur la période, le continent pesant désormais 16,1% du total des importations gabonaises contre une part plus importante quelques mois plus tôt.
Le rôle de plateforme de réexportation
Ce statut de premier fournisseur africain interroge sur la nature réelle des flux commerciaux avec le Togo.
Le port de Lomé jouant traditionnellement un rôle de plateforme de réexportation en Afrique de l’Ouest, une partie significative des marchandises comptabilisées comme provenant du Togo pourrait en réalité être produite ailleurs, notamment en Asie ou en Europe, et simplement transiter par le hub togolais avant d’atteindre le Gabon.
L’Europe et l’Asie restent les véritables moteurs
Au-delà du cas togolais, la structure globale des importations gabonaises confirme la prédominance de l’Europe (44,7% des parts) et de l’Asie (30,3%), portées respectivement par la France, la Belgique et la Turquie d’un côté, et par la Chine de l’autre.
L’Afrique, malgré la place notable occupée par le Togo, demeure ainsi un fournisseur d’appoint pour le Gabon, loin derrière les grands pôles commerciaux traditionnels.




