La CPG exige la sécurisation juridique des investissements de ses membres

DIG/ Le ministre d’Etat en charge de la Justice et des Droits Humains, Garde des Sceaux, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, a prĂ©sidĂ©, le 18 mai 2018 Ă  l’hĂ´tel Nomad dans la commune d’Akanda, la cĂ©rĂ©monie de clĂ´ture du sĂ©minaire national sur l’exĂ©cution des dĂ©cisions de justice et le climat des affaires.

Durant 72 heures, les  participants en occurrence les magistrats, les membres de la Confédération patronale gabonais (CPG) et les huissiers de justice ont reçu les rudiments nécessaires à l’exécution d’une décision de justice conformément au droit OHADA.

« Il a permis que tous ces experts et toutes ces personnes se réunissent afin que chacun sache quel était son rôle, les limites et les conséquences. Effectivement, les huissiers qui pensaient peut-être pouvoir procéder à des saisies et requérir à la force publique sans passer par le procureur de la république ont été remis un peu à leur place dans la mesure où on leur a bien fait comprendre que l’acte uniforme encadrait le déplacement des agents parce que le procureur devrait être informé pour prévoir ce genre de situation », a expliqué Pierre Lauretta Ngoma, Vice-président du Tribunal de Libreville.

L’objectif de cet atelier était de ramener la sérénité dans le monde des affaires. D’où l’urgence de rétablir la confiance auprès des opérateurs économiques dubitatifs aujourd’hui quant à la sécurité de leurs investissements.

« C’est la richesse que crée nos entreprises qui permet de lever l’impôt et d’employer plus de personnes. C’est donc le dénominateur commun qui nous réunis aujourd’hui. Cette économie ne peut prospérer que si elle bénéficie d’un climat des affaires saint. C’est là le sens de notre présence et de notre intérêt aujourd’hui. L’environnement des affaires, ce n’est pas seulement la dette, la pression fiscale, la parafiscalité, c’est aussi la sécurisation juridique de nos investissements et de nos affaires », a indiqué Alain Bâ Oumar, président de la CPG.

Pour le ministre de la Justice, ce séminaire était donc nécessaire en raison des conditions dans lesquelles sont exécutées certaines décisions de justice.

« Le thème de ce séminaire et la qualité des débats doivent vous rassurer de l’encrage du Gabon aux valeurs de justice. La justice ne peut pas donc être considérée comme un frein au développement mais plutôt comme un instrument capable de garantir les investissements », a insisté le membre du gouvernement.

Brice Gotoa

 

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La Redaction

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