La route Bifoun-Ndjolé bientôt inexploitable, selon les TP

DIG/ En fin d’année 2020, la forte dégradation d’une partie du tronçon routier Bifoun-Ndjolé avait suscité l’indignation des usagers. En urgence, le gouvernement répondait par des travaux de remise en état pour améliorer le niveau de circulation dans la zone en question.

Mais l’urgence de la réhabilitation de cette route longue de 54 Km est davantage d’actualité. Et le ministre des Travaux publics, Léon Armel Bounda Balonzi, s’en est mis à l’évidence, le jeudi 16 septembre 2021, à l’entame de sa mission d’inspection du réseau routier national, de relancer au plus vite les travaux.

Livrée en décembre 1996, cette voie de communication avait été construite pour durer 15 ans. Elle en a 25 aujourd’hui.

Du fait du poids des années et de l’importance du trafic, elle est techniquement déclarée «morte».

Les techniciens en la matière soutiennent que « les opérations ponctuelles de traitement des nids-de-poule ne peuvent plus sauver cette route ».

D’où, a concédé le membre du gouvernement, la nécessité d’un renforcement par la pause d’une nouvelle couche d’enrobé.

« Si rien n’est fait effectivement dans ce sens, la route Bifoun-Ndjolé pourrait être inexploitable à terme ».

Il faut savoir que ce tronçon relie Libreville à quatre provinces (Moyen-Ogooué, Ogooué-Lolo, Haut-Ogooué et Woleu-Ntem).

Elle est aussi, à l’échelle de la sous-région d’Afrique centrale, le principal passage de marchandises et de personnes entre la capitale gabonaise et la Guinée équatoriale, le Cameroun et le Tchad.

Il y a donc lieu pour le gouvernement de prendre la pleine mesure de l’équation posée par cette voie, où la multiplication des glissements de terrain et des crevasses menacent d’interrompre le trafic.

 

 

 

 

 

 

 

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La Redaction

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