DIG / Le Conseil des Ministres du 25 juin 2026 a examiné deux projets de loi portant création de la « Gabonaise des Eaux » et « Électricité du Gabon », deux sociétés d’économie mixte appelées à succéder à la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG).
Ces textes s’inscrivent dans le cadre de la réforme structurelle du secteur, engagée par le gouvernement, et visent à doter chaque filière d’un opérateur public dédié et spécialisé.
Un cadre juridique ancré dans la Constitution
Les deux projets de loi sont pris en application de l’article 94 de la Constitution et des articles 30 et 31 de la loi n° 11/82 du 24 janvier 1983 régissant les établissements publics, sociétés d’État et sociétés d’économie mixte.
Ils définissent pour chaque entité ses attributions, son organisation et ses modalités de création, offrant ainsi un socle légal solide à cette restructuration de grande envergure.
Des missions de service public redéfinies
- « La Gabonaise des Eaux » sera chargée d’assurer, pour le compte de l’État, l’exploitation du service public de l’eau potable : production, transport, stockage, distribution et commercialisation.
- « Électricité du Gabon », quant à elle, prendra en charge les activités énergétiques, incluant la promotion de la transition énergétique et la sécurité de l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire national.
Continuité du service et accès universel
La création de ces deux entités vise également à renforcer les capacités de gestion des infrastructures hydrauliques et énergétiques, tout en accompagnant les objectifs nationaux d’accès universel à l’eau potable et à l’électricité.
Elle constitue une réponse directe aux défaillances récurrentes d’un opérateur unique jugé trop peu spécialisé pour répondre efficacement aux besoins croissants d’une population en attente de services fiables.



