Liberté de la Presse : Ce que RSF reproche au pouvoir d’Oligui Nguéma

DIG/ Si Reportes Sans Frontières (RSF) reconnaît les avancées réalisées depuis la transition au Gabon en matière de liberté de la presse, l’organisation formule, toutefois, des réserves de fond.

L’ONG estime que, malgré une amélioration notable de la liberté de la presse après le coup d’État, l’avènement d’une presse véritablement libre et indépendante reste un chantier inachevé.

En témoigne, les arrestations spectaculaires ou les interpellations musclées de plusieurs patrons de presse de média en ligne.

Parmi les autres points noirs identifiés figurent la domination du secteur audiovisuel par les médias publics jugés très partisans, l’écartement des journalistes indépendants des manifestations officielles, et l’utilisation contestée de l’article 55 de la loi organique régissant la Haute autorité de la communication (HAC).

Recommandations

Pour consolider ses acquis, le Gabon devra s’attaquer aux chantiers structurels que RSF pointe depuis deux ans.

L’organisation a formulé plusieurs recommandations à l’intention du président Brice Clotaire Oligui Nguema : amender les dispositions floues du Code de la communication de 2016, garantir l’accès des journalistes aux sources officielles, réformer la HAC et assurer un financement transparent des médias publics et privés.

Autant de jalons dont dépend la crédibilité durable d’un pays qui ambitionne de faire de la liberté de la presse un marqueur fort de sa transition démocratique.

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire