Logements sociaux de la SNI : Des conditions d’acquisition hors de portée pour les « petits ménages »

DIG / Présentée comme une solution au déficit de logements, la nouvelle politique de logement social soulève néanmoins plusieurs interrogations quant à son accessibilité réelle.

Si les autorités mettent en avant la baisse des mensualités, passées de près de 300 000 FCFA à une fourchette comprise entre 100 000 et 150 000 FCFA, voire moins de 100 000 FCFA pour certaines offres de la SNI, ces montants restent élevés pour de nombreux ménages dont les revenus sont déjà fortement affectés par la vie chère.

D’importants investissements à réaliser malgré tout !

Au-delà des mensualités, le coût global des biens demeure un obstacle majeur. Les logements vendus « en l’état » au stade du soubassement sont proposés entre 4 et 7 millions de FCFA, mais nécessitent encore d’importants investissements pour être achevés.

À des stades plus avancés, les prix grimpent entre 11 et 22 millions de FCFA, tandis que certains logements à Bikélé ont été commercialisés entre 35 et 44 millions de FCFA, des niveaux difficilement compatibles avec les revenus de la majorité des Gabonais.

Des parcelles hors de prix pour le Gabonais moyen

À cela s’ajoutent les apports initiaux exigés : 15 % du prix du logement pour les ventes en l’état et jusqu’à 30 % pour certains terrains aménagés.

Concrètement, un logement vendu 20 millions de FCFA nécessite un apport immédiat de 3 millions de FCFA, une somme hors de portée pour de nombreux ménages.

Même les parcelles présentées comme accessibles, à 2,75 millions de FCFA pour 500 m² à Essassa, exigent des capacités financières que peu de familles possèdent.

Un recours forcé aux établissements de crédits ?

Sans mécanismes de crédit réellement adaptés aux revenus moyens et modestes, le risque demeure que le logement social reste davantage une ambition qu’une réalité pour une grande partie de la population.

 

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La Redaction

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