DIG / L’intérêt manifesté par le consortium Orion Critical Mineral Consortium (Orion CMC) pour une prise de participation au capital d’Eramet pourrait avoir des répercussions majeures pour le Gabon, premier actif minier du groupe français à travers la Comilog et la Setrag.
Ce consortium, soutenu de près par les gouvernements des États-Unis et des Émirats arabes unis, envisage de racheter tout ou une partie des 37 % du capital détenus par la famille Duval.
Enjeu
Cette opération intervient dans un contexte où les minerais critiques sont devenus un enjeu stratégique mondial.
Pour Libreville, l’enjeu principal est d’accélérer la transformation locale du manganèse.
Plus de capacités financières pour appuyer l’industrialisation ?
Alors que le Gabon ambitionne de réduire progressivement les exportations de minerai brut au profit d’une industrialisation accrue, l’arrivée d’un nouvel investisseur disposant de capacités financières importantes pourrait soutenir les projets de transformation, d’infrastructures et de création de valeur ajoutée sur le territoire national.
Au-delà de l’aspect industriel, cette opération renforce la place stratégique du Gabon dans la compétition mondiale autour des minerais critiques.
Transformer l’intérêt international en investissements concrets
Face à la demande croissante des industries de l’énergie et des batteries, le manganèse gabonais devient un atout géoéconomique de premier plan.
Pour les autorités gabonaises, l’objectif sera désormais de transformer cet intérêt international en investissements concrets, en emplois locaux et en recettes supplémentaires pour l’économie nationale.



