Ndendé-Doussala : 7 milliards de FCFA d’impayés aux prestataires, la BAD bloque à son tour ses décaissements

DIG / Le chantier de la route Ndendé-Doussala, long de 49 km, fait face à une nouvelle difficulté financière.

Selon 1re confrère GabonReview, près de 7 milliards de FCFA d’impayés envers les entreprises intervenant sur le projet auraient contribué au blocage des paiements, dans un contexte marqué par la suspension des décaissements de la Banque africaine de développement (BAD).

 Un chantier stratégique déjà engagé

Financée notamment avec l’appui de la BAD dans le cadre du Programme d’appui au secteur des infrastructures du Gabon (PASIG), la route Ndendé-Doussala doit renforcer la liaison entre le sud du Gabon et le Congo.

Elle constitue un axe important pour le désenclavement de la Ngounié et le développement des échanges régionaux.

Le chantier avait pourtant dépassé 50 % d’exécution début août 2026. Un arrêt prolongé risquerait donc de compromettre les avancées déjà réalisées.

 Des impayés qui mettent le financement sous tension

Le point critique se situe dans les 7 milliards de FCFA d’arriérés signalés sur le projet. Il ne s’agit pas d’une dette de l’État envers la BAD, mais d’impayés liés à l’exécution du chantier.

Dans ce contexte, la BAD aurait suspendu ses décaissements.

Le mécanisme est particulièrement sensible : lorsque les paiements liés au projet se bloquent, les entreprises ralentissent leurs activités et le bailleur peut à son tour interrompre ses décaissements, créant un cercle financier défavorable à la poursuite des travaux.

Le risque économique d’un nouveau retard

Pour le Gabon, l’enjeu dépasse donc le seul achèvement des 49 km de route.

Chaque mois de retard supplémentaire peut accroître les coûts du projet, repousser sa mise en service et retarder les gains attendus en matière de transport, de commerce et de désenclavement.

Le dossier Ndendé-Doussala rappelle ainsi qu’un projet d’infrastructure ne se sécurise pas uniquement au moment de la mobilisation des financements.

Il doit aussi bénéficier d’une chaîne de paiement régulière jusqu’à son achèvement.

La priorité est désormais de régler les arriérés, de rétablir les décaissements et de préserver le rythme du chantier.

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La Redaction

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