« Nous sommes partis de 7 millions à 700 millions de FCFA de chiffre d’affaires » (Marius Kombila, DG GFEC)

DIG/ Créé il y a 13 ans, Global Forest Environment Consulting (GFEC) est un acteur gabonais spécialisé dans le conseil environnemental, l’audit, la certification, la formation et la gestion de projets de développement durable.

Présent aussi bien auprès des institutions publiques que du secteur privé, le groupe intervient sur des problématiques clés pour la sous-région : gestion des ressources naturelles, conformité environnementale et financement vert

Rencontré en marge d’un séminaire stratégique de trois jours, le Directeur général Marius Kombila, dresse, dans cet entretien exclusif accordé à Direct Infos, un bilan lucide de treize années d’existence et dévoile les ambitions d’une structure qui entend s’imposer dans le top 5 sous-régional.

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DIG : Après 13 années d’existence, quel regard lucide portez-vous sur l’évolution du GFEC et quels sont aujourd’hui ses principaux points de fragilité ?

Le GFEC a fait un chemin important. Nous sommes partis de 7 millions de chiffre d’affaires à environ 700 millions aujourd’hui. Nous sommes passés de 2 personnes à une cinquantaine, avant que la crise économique ne nous ramène à une vingtaine au niveau du siège.

Nous avons standardisé notre fonctionnement, engrangé des projets avec les institutions et le secteur privé, et obtenu la confiance des bailleurs. Mais beaucoup reste à faire. Nos principales faiblesses portent encore sur l’agressivité commerciale et la standardisation selon les méthodes internationales.

Nous devons aussi renforcer la confiance de nos équipes pour qu’elles atteignent pleinement leurs objectifs.

DIG : Ce séminaire marque une nouvelle étape stratégique : concrètement, qu’est-ce qui va changer dans la manière de fonctionner et de se positionner du GFEC dès 2026 ?

Au sein de notre direction partenariat et projets, nous allons installer une cellule dédiée au business development. Son rôle sera de rechercher activement des projets, répondre aux appels d’offres, monter des dossiers et lever des financements.

Ce que nous faisions jusqu’ici à l’échelle de la direction générale, nous voulons maintenant le systématiser. L’objectif est d’augmenter nos chances d’obtention de projets à moyen et long terme sur deux, trois, quatre, voire cinq ans afin de stabiliser notre activité et d’offrir une visibilité claire à l’ensemble de notre réseau.

DIG : Vous affichez l’ambition d’intégrer le top 5 sous-régional et de devenir une référence africaine. Quels leviers précis comptez-vous activer pour passer de l’ambition à la performance mesurable ?

La stratégie est définie, avec des chronogrammes précis et des plans d’action sur chaque segment : le volet commercial, la qualité des livrables, l’environnement, l’audit, la certification, la formation et la biodiversité.

Nous croyons que les plans nationaux de développement et les programmes des bailleurs de fonds offrent des projets structurants sur lesquels nous pouvons nous positionner. L’enjeu, c’est d’être prêt à saisir ces opportunités avec la rigueur qu’elles exigent.

DIG : Entre restructuration interne, renforcement des capacités et projets de visibilité comme votre chaîne YouTube, comment évitez-vous le risque de dispersion stratégique ?

Il n’y a pas de dispersion parce que notre organisation est structurée autour de trois départements transformés en business units, chacun avec une stratégie claire et un responsable identifié.

Chaque chef de BU a la responsabilité d’aller chercher des projets de manière agressive, en s’appuyant sur le pôle business development, et de les délivrer selon les besoins de nos partenaires.

Sur la visibilité, la chaîne YouTube répond à un objectif précis : vulgariser notre expertise, expliquer les concepts du développement durable et montrer l’impact de la gestion environnementale sur les plans économique et social. C’est un outil de positionnement, pas une distraction.

 

 

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La Redaction

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