Olam Gabon : Bilan 2018 et perspectives 2019, selon Théophile Ogandaga

DIG/ Dans un entretien accordĂ©, le 27 dĂ©cembre 2018, au quotidien L’Union, le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral adjoint d’Olam Gabon, ThĂ©ophile Ogandaga, dresse le bilan de l’exercice 2018 de la filiale locale du groupe singapourien et les perspectives pour l’annĂ©e 2019.

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Vous aviez été promu le 28 novembre 2018 dernier au poste de directeur général adjoint d’Olam au Gabon. Pour permettre au public de mieux vous connaitre, pourriez-vous parler de votre parcours professionnel ?

Théophile Ogandaga : Je tiens tout d’abord à remercier le Directeur général du Groupe Olam au Gabon pour la confiance qu’il a placé en moi en me nommant à ce poste. Concernant mon parcours, il faut savoir qu’après l’obtention de mon doctorat en physiques des particules à l’université de Nice-Sophia Antipolis, j’ai fait carrière pendant 16 ans à Shell au Gabon et aux Pays-Bas. J’y ai occupé plusieurs fonctions dont celles de géophysicien chargé des opérations, du traitement et de l’interprétation des données sismiques, de directeur chargé des nouvelles opportunités d’affaires, des relations avec le gouvernement et représentant au Gabon du département Exploration. Ensuite, j’ai quitté Shell en 2004 pour travailler pendant 6 ans au ministère des Mines et des Hydrocarbures comme conseiller des différents ministres qui se sont succédés de 2004 à 2010. A partir de 2010, je participe à la mise en place du Partenariat Public Privé (PPP) entre la République gabonaise et le Groupe Olam et à la mise en œuvre des projets qui ont donné naissance aux 9 business que notre société gère aujourd’hui. Dans ce cadre, j’ai occupé plusieurs fonctions dont celle de Coordonnateur général du PPP entre la République gabonaise et le Groupe Olam, d’Administrateur général de l’Autorité administrative de la zone économique spéciale (Zes) de Nkok, de Directeur général adjoint de Sotarder et puis de Président directeur général de la même société. C’est ce dernier poste que j’occupais avant ma nomination à la fonction de Directeur général adjoint d’Olam au Gabon. Enfin, je suis membre du Conseil d’administration des sociétés affiliées à Olam au Gabon.

Quelles sont les missions principales rattachées à ce poste ?

Ma principale mission en tant que Directeur général adjoint est d’assister le Directeur général dans la gestion de la société et la mise en œuvre des plans d’actions de toutes les sociétés affiliées et de le suppléer lorsqu’il s’absente.

Quels seront vos grands chantiers et actions prioritaires ?

Les grands chantiers et les actions prioritaires qui seront les miens se confondent bien évidemment avec ceux de notre société. Comme vous le savez, nos activités couvrent deux secteurs, celui de l’agriculture et celui des infrastructures dans lequel opèrent nos sociétés Gabon Special Economic Zone SA (GSEZ SA), GSEZ Port, GSEZ Port Minéralier, GSEZ Infra et enfin GSEZ Airport. De façon générale, nous allons poursuivre notre démarche d’excellence de toutes nos opérations en continuant de nous assurer que nous mettons en œuvre les meilleures pratiques possibles tout en prenant en compte les aspects financiers, sociaux et environnementaux dans une approche de développement durable. Concernant le secteur agricole, la priorité de nos actions sera d’améliorer les rendements de nos plantations de palmier à huile ou nous prévoyons de mener sur le site de Mouila un important projet d’installation d’un système d’irrigation qui permettra de compenser le manque de pluviométrie que nous enregistrons sur une période de 5 mois dans l’année. Enfin, il est prévu la construction de l’usine de production de caoutchouc, le latex, qui permettra de transformer localement l’hévéa de notre plantation de Bitam. Pour le secteur des infrastructures, nous allons nous assurer de la réussite du système de traçabilité du bois livré aux opérateurs de la ZES de Nkok que nous avons lancé en collaboration avec FRM il y a quelques mois. Nous avons l’ambition de recevoir dans la ZES de Nkok que du bois provenant essentiellement de concessions forestières dont l’aménagement et la gestion obéissent aux principes d’un développement durable. C’est pourquoi la mise en œuvre par le gouvernement de la certification FSC dans toutes les concessions forestières du pays nous intéresse beaucoup. Autre priorité, le démarrage des travaux de construction du nouvel aéroport international de Libreville dans la zone d’Ayeme Plaine et d’Ayeme Maritime, ainsi que les travaux d’extension de nos infrastructures existantes notamment ceux de nos ports.

Quel bilan peut-on faire des activités d’Olam Gabon au cours de l’exercice 2018 et quelles sont les perspectives pour l’année 2019 ?

Le bilan de l’exercice 2018, même si celui-ci n’est pas encore clos, est dans l’ensemble satisfaisant en termes de performances accomplies dans nos opérations et des résultats obtenus. Il convient également de relever dans ce bilan de l’exercice 2018 les actions que nous avons menées au bénéfice de nos employés, notamment, la contribution apportée par notre entreprise à l’accès au logement pour nos employés de Libreville tout en leur facilitant l’octroi d’un crédit bancaire à un taux favorable. Aujourd’hui, plusieurs de nos employés sont propriétaires de leurs maisons grâce cette contribution déterminante. En matière de perspectives pour l’année 2019, j’ai indiqué précédemment dans les grands chantiers et les actions prioritaires les principales activités qui retiendrons le plus notre attention, à savoir, les travaux de mise en œuvre du système d’irrigation visant l’amélioration des rendements de nos plantations de palmier à huile, la construction de l’usine de production de latex, le suivi du système de traçabilité du bois livré dans la ZES de Nkok afin de nous assurer de sa légalité et enfin du démarrage des travaux de construction du nouvel aéroport international de Libreville.

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La Redaction

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