« On ne bouge pas ! », dixit les squatters d’AngondgĂ©

« On est là ! On reste là ! On ne bouge pas ! Qu’ils viennent nous faire sortir de force ! On est chez nous ! Nous sommes tous gabonais » !

En dĂ©pit de l’ultimatum empreint de menaces lancĂ© par le Vice-Premier ministre en charge de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement, Bruno Ben Moubamba, Ă  l’endroit des occupants illĂ©gaux des logements sociaux d’AngondjĂ©, ces derniers n’ont toujours pas dĂ©guerpis, faisant un pied de nez Ă  la 2e autoritĂ© du gouvernement.

En effet, ils avaient jusqu’au 15 novembre pour libĂ©rer ces habitations. Mais ce matin lors de notre passage, les squatters « rebelles » Ă©taient toujours bien en place.

Face Ă  cette dĂ©fiance manifeste, le ministĂšre n’a toujours pas officiellement rĂ©agi quant Ă  la suite Ă  donner Ă  cette affaire.

Pourtant, lors de sa derniĂšre sortie mĂ©diatique, Bruno Ben Moubamba avait menacĂ©, d’un ton ferme, que des dispositions « particuliĂšres » seront prises pour faire face aux indĂ©licats. Notamment l’utilisation de la force.

« Je dis que les occupants illĂ©gaux qui veulent des maisons, qui veulent ĂȘtre rĂ©gularisĂ©s doivent d’abord sortir des maisons. Aucune manipulation, aucune gesticulation n’ont la moindre chance d’aboutir. Il faut d’abord sortir des maisons. Ceux qui ne sortiront pas auront face Ă  eux la force de l’Etat. Nous n’autoriserons pas la loi de la jungle. L’Etat agira de maniĂšre exemplaire. Ceux qui ne veulent pas sortir seront expulsĂ©s par la force. Mais ceux qui sortiront auront peut-ĂȘtre une chance d’ĂȘtre rĂ©gularisé », avait averti Bruno Ben Moubamba.

Pour les occupants illĂ©gaux, le dialogue plutĂŽt que la force, constitue l’unique solution pour sortir de cette situation.

« Le dĂ©lai pour nous est trĂšs court. Certes, ils ont parlĂ© du 15 novembre. Mais, il faut qu’ils tiennent compte de la date Ă  laquelle nous avons Ă©tĂ© notifiĂ©s. On ne refuse pas de partir mais nous voulons nous situer sur les dĂ©lais. Ils peuvent nous laisser le temps mĂȘme aprĂšs les vacances de NoĂ«l pour que les gens puissent enlever leurs enfants des Ă©coles  », a prĂ©cisĂ© Pauline Nyingone, prĂ©sidente du collectif de la CitĂ© autoproclamĂ© de « l’EgalitĂ© de Chance« .  Histoire de gagner du temps.

Auteur: Brice Gotoa

 

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La Redaction

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