DIG / L’édition 2025 de l’Indice de performance des ports à conteneurs (CPPI), publié le 10 juin 2026, par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, classe le port d’Owendo à la 24e position africaine et à la 300e mondiale.
L’indice mesure le temps écoulé entre l’arrivée d’un navire en rade et son départ du poste d’amarrage, une fois l’échange de cargaisons effectué.
Il repose sur des données réelles d’escales plutôt que sur des indicateurs déclaratifs, capturant les effets combinés de l’accès nautique, de la disponibilité des postes à quai, de la productivité de la manutention et de la coordination entre acteurs.
Tanger Med en tête, Owendo dans le ventre mou
Sur le continent, c’est Tanger Med (Maroc) qui s’impose en tête, classé 6e mondial, devant Port-Saïd (Égypte, 15e), Djibouti (53e), Damiette (105e) et El Sokhna (115e).
Owendo (300e mondial) se retrouve juste derrière Alexandrie (299e) et devant Nouakchott (304e).
Dans sa sous-région, il distance Pointe-Noire (391e) et Douala (370e), mais reste loin de Malabo (222e) et de San Pedro (211e).
La structure importatrice, talon d’Achille des ports africains
Les ports dominés par les importations sont confrontés à une plus grande incertitude en matière de parcs à conteneurs et de stockage, ce qui pèse structurellement sur leurs scores.
Owendo, porte d’entrée quasi exclusive des marchandises destinées au marché gabonais, illustre précisément ce schéma, une réalité partagée par la majorité des plateformes d’Afrique subsaharienne où la concurrence entre hubs reste limitée.
Kobe-Kobe en horizon
En 2025, la performance portuaire mondiale a connu une légère détérioration générale, les économies dotées de meilleures infrastructures tirant leur épingle du jeu.
Pour le Gabon, la question de la modernisation portuaire reste entière, à l’heure où le projet de port en eaux profondes de Kobe-Kobe est censé repositionner le pays sur la carte logistique régionale.



