DIG / Après un début d’année dans le rouge, le sous-sol gabonais reprend quelques couleurs.
Au deuxième trimestre 2026, la production globale des industries extractives s’est redressée, affichant une hausse trimestrielle de 1,2 %.
Cette embellie est portée par une dynamique positive sur l’ensemble des segments du
secteur, a fait savoir, la Direction Générale de l’Économie et de la Politique Fiscale dans sa dernière note de conjocture.
Au cœur de cette relance, l’extraction pétrolière montre elle aussi des signes de convalescence avec une hausse de 0,7 % sur le trimestre.
Ce léger sursaut s’explique principalement par une meilleure efficacité opérationnelle sur les sites et, surtout, par une baisse notable des incidents techniques.
Réalité
Toutefois, ce modeste rebond ne suffit pas à effacer les stigmates d’un premier trimestre particulièrement difficile.
À l’échelle des six premiers mois de l’année, l’activité extractive globale accuse encore un sérieux recul de 7,1 %, lourdement plombée par les nombreuses pannes survenues plus tôt dans l’année.
Le constat est identique pour l’or noir. Fortement impacté par les interruptions d’activité du premier trimestre, le bilan semestriel du secteur pétrolier reste négatif, s’enfonçant à -7,7 %.
Preuve que l’industrie tourne encore au ralenti par rapport à ses standards habituels, la production pétrolière de ce deuxième trimestre 2026 reste inférieure de 6,6 % à celle enregistrée à la même période l’an dernier.
Si la tendance est à l’amélioration, le secteur extractif gabonais a encore du chemin à parcourir pour gommer les pertes du début d’année.



