DIG/ Les conférences budgétaires consacrées à l’élaboration du Projet de Loi de Finances (PLF) 2027 se sont ouvertes le 14 juillet 2026 à Libreville.
Cet exercice annuel, qui réunit l’ensemble des départements ministériels autour des arbitrages budgétaires, s’inscrit cette année dans une triple ambition affichée par les autorités gabonaises : consolider la croissance économique, accélérer la diversification productive et restaurer les grands équilibres budgétaires.
Une croissance projetée en accélération
Le cadrage macroéconomique retenu table sur une croissance du PIB de 5,1% en 2027, contre 4% attendus pour 2026.
Cette progression serait principalement tirée par la dynamique des investissements et le renforcement du secteur productif national.
Fait notable, le cadrage budgétaire repose sur des hypothèses volontairement prudentes concernant le marché pétrolier, une approche qui vise à limiter l’exposition des finances publiques aux à-coups des cours mondiaux des hydrocarbures.
La diversification comme relais de croissance
Au-delà du pétrole, les projections mettent en avant plusieurs filières censées porter la croissance future : le manganèse, dont la demande internationale reste soutenue, mais aussi le bois débité et l’huile de palme.
Ce choix traduit la volonté de bâtir une trajectoire économique moins dépendante des recettes pétrolières, un objectif récurrent des exercices budgétaires gabonais mais dont la matérialisation reste, chaque année, le principal test de crédibilité.
Six priorités structurantes pour 2027
Le PLF 2027 s’articule autour de six axes stratégiques .Cette architecture thématique traduit une volonté de faire porter l’effort budgétaire sur des secteurs jugés prioritaires pour la transformation structurelle de l’économie gabonaise.
- 1-la réforme des secteurs de l’électricité et de l’eau ;
- 2-le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes ;
- 3-le développement du logement et des infrastructures ;
- 4-le renforcement du capital humain et de la justice sociale ;
- 5-la promotion d’une économie durable ;
- 6-l’amélioration de la gouvernance et des institutions.
Restaurer les équilibres, un exercice sous contrainte
Reste que l’objectif de restauration des équilibres budgétaires, affiché comme troisième pilier de cette séquence, s’annonce délicat à concilier avec l’ambition d’accélération de la croissance et de multiplication des priorités sectorielles.
Les prochaines semaines d’arbitrages entre ministères diront si les enveloppes allouées permettront de tenir ce triple objectif, ou si des choix plus tranchés devront être opérés d’ici l’adoption définitive du texte.



