DIG / Au Gabon, le débat sur l’emploi local dans les PME dépasse la seule question de la présence de travailleurs étrangers : il révèle surtout les fragilités d’un marché du travail où chômage, informalité, faible accès au financement et difficultés de conformité sociale se conjuguent.
Dans le petit commerce, la restauration ou l’artisanat, certaines entreprises privilégient une main-d’œuvre étrangère, tandis que de nombreux jeunes Gabonais peinent à accéder à des emplois formels.
Un problème double
Mais les employeurs évoluent eux-mêmes dans un environnement contraint : coûts élevés, accès limité au crédit et retards de paiement qui fragilisent les trésoreries.
Le problème est donc double : faire respecter la priorité à l’emploi national tout en donnant aux PME les moyens de créer des emplois formels.
Que faire ?
Cela passe par des contrôles plus efficaces, mais aussi par la simplification de la formalisation, l’accès au financement, le respect des délais de paiement de l’État et une meilleure adéquation entre formation et besoins des entreprises.
Le véritable enjeu n’est plus de multiplier les discours sur l’emploi local, mais de rendre la conformité économiquement viable et son non-respect réellement coûteux.
C’est à cette condition que les PME pourront devenir un moteur durable de l’emploi gabonais.



