Programme d’investissements publics 2027-2029 : Plus de 6000 milliards de FCFA demandés et… seulement 1000 octroyés

DIG / La ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a présenté, le mardi 20 octobre 2026 devant les députés, le Programme d’investissements publics (PIP) 2027-2029.

Elle a souligné l’écart entre les besoins exprimés par les administrations sectorielles, évalués à 6 065,9 milliards de FCFA, et une enveloppe de 1 120 milliards pour 2027, soit plus de cinq fois moins.

Face à cet écart, le gouvernement dit avoir choisi de concentrer les ressources sur les opérations prioritaires.

 

Explications 

Pour la ministre, il était question d’éviter une dispersion des crédits susceptible de conduire à des dotations insuffisantes, à des retards d’exécution et à des révisions successives des calendriers. 

Un diagnostic qui fait écho aux faibles taux d’exécution relevés par les élus lors de l’examen de la loi de règlement 2025.

Ainsi, les transports arrivent en tête, avec 286,4 milliards de FCFA, devant l’énergie et l’eau qui captent 154,3 milliards. 

Le capital humain constitue le deuxième axe, avec 102,1 milliards pour la santé et 61,8 milliards pour l’éducation nationale. 

Le troisième axe, la diversification de l’économie, mobilise, lui, 32,2 milliards pour le numérique et la communication, et 22,9 milliards pour l’agriculture, l’élevage et la pêche, dont 10,8 milliards pour le programme GRAINE et 6,2 milliards pour la filière avicole.

Discipline

Louise Pierrette Mvono a, par ailleurs, insisté sur la préparation des projets avant leur inscription au portefeuille.

De fait, 60 milliards de FCFA sont prévus pour le Fonds d’études sectorielles, afin de soutenir la maturation des futurs investissements.

Reste l’exécution

Toutefois, les arbitrages présentés ne répondent pas à toutes les questions. Les transports, l’éducation et l’entretien routier, qui affichent de très faibles taux d’exécution en 2025, figurent parmi les secteurs les mieux dotés pour 2027. 

Il appartiendra au gouvernement de démontrer que la concentration des crédits et l’effort de maturation des projets suffiront à inverser la tendance, avant le vote du texte.

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La Redaction

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