DIG / Le 8 octobre 2026, la ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités Laurence Ndong, a réuni les Directeurs centraux des ressources humaines (DCRH) des départements ministériels.
L’objectif était d’identifier ce qui retarde encore l’aboutissement des dossiers de retraite.
Le membre du gouvernement affirme avoir déjà signé les arrêtés de mise à la retraite et les états généraux de son ressort.
Si des dossiers restent en attente, le blocage se situe donc en aval, ce qui déplace la question de la décision vers l’exécution.
La Solde, maillon faible de la chaîne
Les échanges ont fait ressortir une difficulté majeure : la délivrance des attestations de non-débet par les services de la Solde.
Cette pièce est indispensable à la poursuite de la procédure. Sans elle, un agent déjà admis à la retraite ne peut faire liquider ses droits.
Laurence Ndong juge inacceptable que des agents ayant servi l’État de longues années subissent ces lenteurs au moment de leur départ.
Une méthode : chiffrer les blocages, saisir le Budget
La ministre a exigé aux DCRH de lui transmettre rapidement les listes exhaustives des dossiers en souffrance, avec les accusés de réception prouvant leur dépôt auprès des services compétents.
Cette exigence de traçabilité permet d’établir une situation précise des blocages et de ne pas s’en tenir à des constats généraux.
Elle servira de base à une saisine formelle du ministre du Budget, dont dépendent les services de la Solde, en vue d’une concertation pour accélérer la délivrance des pièces.
La réforme devrait passer ainsi d’un traitement dossier par dossier à une coordination entre administrations.



