DIG / En s’inspirant de l’expérience du Sénégal, le Gabon étudie le recours au bracelet électronique comme alternative à certaines formes d’emprisonnement.
Au-delà de la modernisation judiciaire, le dispositif présente un intérêt économique : réduire la pression sur les capacités pénitentiaires et mieux maîtriser les dépenses publiques.
Moins de détenus, moins de charges ?
Le suivi électronique pourrait permettre d’éviter certaines incarcérations et de réduire les dépenses liées à l’hébergement, à l’alimentation, à la sécurité et aux soins des détenus.
L’intérêt économique dépendra toutefois du nombre de personnes concernées et du coût réel de leur surveillance.
Un investissement à rentabiliser
Le Gabon devra également financer les bracelets, le système de géolocalisation, la plateforme de contrôle et les équipes chargées du suivi.
Le véritable enjeu sera donc de comparer ces coûts avec ceux de la détention classique.
Si le dispositif est correctement calibré, le bracelet électronique pourrait devenir à la fois un outil de désengorgement des prisons et un levier d’optimisation de la dépense publique.



