DIG / Le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a annoncé le 30 août 2026 à Makokou, lors du discours à la Nation célébrant la Fête de la Libération, l’allocation d’une enveloppe globale de 55 milliards de FCFA au secteur sanitaire.
Une annonce dont le calendrier — troisième anniversaire de son arrivée à la tête du pays — n’est pas anodin.
Une répartition en trois volets
L’enveloppe est ventilée de façon ciblée.
- La part la plus importante, soit 44 milliards de FCFA, est dédiée au renforcement du plateau technique médical sur l’ensemble du territoire national — équipements, matériels et infrastructures hospitalières.
- Six milliards sont alloués à la réouverture et au fonctionnement des services de restauration au sein des centres hospitaliers, un poste longtemps négligé malgré son impact direct sur le rétablissement des patients hospitalisés.
- Enfin, cinq milliards supplémentaires sont attribués à la CNAMGS pour garantir la continuité des prestations de santé aux assurés — dans le contexte d’une caisse dont la restructuration reste en cours.
Ce que ces chiffres signifient concrètement
L’effort est réel et bienvenu dans un système de santé gabonais chroniquement sous-financé, où les hôpitaux publics souffrent de vétusté, de pénuries de médicaments et d’un personnel insuffisamment doté.
Mais l’expérience des annonces budgétaires passées invite à une lecture nuancée : l’allocation d’une enveloppe ne garantit ni sa décaissification rapide, ni son utilisation efficace sur le terrain.
Le vrai test sera le suivi de ces 55 milliards — qui devront se traduire en équipements livrés, services rétablis et prestations CNAMGS effectivement servies, et non en lignes budgétaires non exécutées.



