DIG/ Dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale (RSE), la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG) a organisé dernièrement une campagne de sensibilisation au Lycée Jean Arsène Bounguendza de Lastourville.
Selon des données de l’Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS), à l’échelle nationale, les campagnes de sensibilisation ont déjà touché plus de 254 000 élèves dans plusieurs établissements du pays, tandis que la consommation de substances psychoactives demeure associée à des cas de décrochage et d’échec scolaire signalés dans plusieurs études de terrain.
« Le Gabon a besoin de sa jeunesse pour construire son avenir. Préserver votre santé, c’est préserver l’avenir du pays », a déclaré le Dr Louma EYOUGHE Alphonse devant les élèves du Lycée Jean Arsène Bounguendza de Lastourville, lors de cette campagne de sensibilisation initiée par la SETRAG.
Prévention
Organisée en mai dernier, cette activité visait à prévenir la consommation de drogues, d’alcool et de tabac en milieu scolaire, tout en encourageant des comportements responsables chez les jeunes.
Au total, 327 personnes, dont des élèves, enseignants et personnels administratifs, ont pris part à la rencontre. Parmi elles, 181 femmes, illustrant l’intérêt de la communauté éducative pour cette problématique.
La séance a été animée par le Dr IWANGOU MOUSSAVOU LT Francky, chef du département Santé de la SETRAG, aux côtés du Dr Louma EYOUGHE Alphonse, président fondateur de l’ONG Agir pour le Gabon et premier addictologue gabonais.
Sensibilisation
Les intervenants ont présenté les effets nocifs des substances psychoactives telles que le cannabis, le « kobolo », le tabac, l’alcool ainsi que certains produits détournés de leur usage médical.
Ils ont mis en lumière les conséquences sanitaires, notamment la dépendance, les troubles mentaux, les atteintes aux organes vitaux et les risques de stérilité, ainsi que les impacts scolaires et sociaux, comme le décrochage et la violence en milieu éducatif.
Les échanges avec les élèves ont notamment porté sur la persistance du trafic de stupéfiants malgré les dispositifs de sécurité. Le Dr IWANGOU MOUSSAVOU LT Francky a souligné que ce phénomène reste alimenté par des intérêts financiers importants, ce qui complique sa lutte.
Engagement de la Setrag
Le Dr Louma EYOUGHE Alphonse a indiqué que cette rencontre constitue le point de départ d’un programme de sensibilisation appelé à être déployé dans d’autres établissements scolaires, avec l’objectif de promouvoir des écoles sans alcool, sans tabac, sans drogues et sans violence.
À travers cette initiative, la SETRAG réaffirme son engagement en faveur de la protection de la jeunesse et de la promotion d’un cadre scolaire plus sain et sécurisé.



