DIG / Une opération conjointe menée par la Direction générale des recherches (DGR), la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), l’Office central de lutte antidrogue (OCLAD) et la Direction générale du contre-espionnage et de la sécurité (DGCIS) a permis la saisie de 1,35 tonne de cannabis destinée au marché clandestin national.
Selon un reportage de Gabon 1ère, diffusé le 6 août 2026, la cargaison, composée de 51 sacs de cannabis pour un poids total de 1 350 kg, représente une valeur marchande estimée à près de 80 millions de FCFA.
D’après les premiers éléments de l’enquête, la drogue aurait été acheminée depuis le Nigeria par voie maritime, avant d’être transférée au large des côtes gabonaises pour alimenter un réseau de distribution implanté localement.
Un réseau transfrontalier dans le viseur des enquêteurs
Les investigations ont mis au jour une organisation structurée opérant entre plusieurs pays de la sous-région.
Le principal commanditaire présumé, identifié sous le nom de Godwin, aurait coordonné les opérations depuis le Nigeria. Au Gabon, la réception et la redistribution de la marchandise auraient été confiées à un intermédiaire prénommé Joël, actuellement recherché par les autorités.
Le réseau s’appuyait également sur une logistique locale impliquant des transporteurs clandestins chargés du stockage et de l’acheminement de la drogue vers des revendeurs établis dans la capitale.
Huit suspects placés sous mandat de dépôt
À l’issue des premières investigations, 8 personnes soupçonnées d’appartenir à cette filière ont été interpellées puis présentées devant la justice.
Elles ont été placées sous mandat de dépôt le lundi 3 août 2026 et transférées à la Prison centrale de Libreville.
Les autorités poursuivent les recherches pour retrouver les autres membres présumés du réseau et démanteler l’ensemble des ramifications de cette organisation de narcotrafic.




Merci pour la saisie, une fois encore, de substances illicites qui gangrènent nos rues, nos écoles et surtout nos enfants. Cependant, à chaque fois qu’une publication de ce genre est faite par le canal principal de la télévision, j’ai toujours un arrière goût d’inachevé qui m’entrave la gorge. Comment comprendre que malgré les nombreuses saisies le phénomène de trafic ne s’estompe pas ou même, ne s’amenuise pas avec le temps dans un petit pays ( en population) comme le nôtre ?! Certains pourraient y voir dans les réponses potentielles un réseau plus vaste, avec ce que cela implique en termes d’implantation. Tandis que d’autres y verraient la complicité des autorités chargées de lutter contre. Pour ma part, tout comme la saisie de grosses quantités fait souvent l’objet de publication à la télévision, la destruction doit également faire l’objet de publication après que l’enquête ait prouvée la culpabilité des personnes arrêtées pour trafic. Cela pourrait mieux participer à combattre le phénomène de trafic, car l’oeil a tendance à croire ce qu’il voit. De plus, les médias doivent revenir sur les personnes reconnues coupables de trafic, après leur procès, pour annoncer les peines d’emprisonnement reçu par les contrevenants. Cela pourra peut-être faire réfléchir ceux qui n’ont pas été pris en flagrant délit en ce sens où la question de continuer ou pas se posera. Enfin, des sanctions pénales plus dures doivent être prononcées pour toute personne reconnue coupable de trafic ou de complicité de trafic avec derrière des mécanismes d’anticorruption pour éviter que les coupables ne puissent continuer à s’en sortir. Parce qu’au final ce qui tue le plus nos rues, nos écoles et nos enfants c’est la mauvaise manière avec laquelle on veut régler nos problèmes.