Suspension des réseaux sociaux : 4 citoyens Gabonais traînent la HAC devant la Cour Constitutionnelle

DIG / La coupure des plateformes numériques au Gabon ne se limite plus à une décision administrative, elle devient un contentieux constitutionnel.

Le 23 février 2026, à Libreville, 4 compatriotes (Maimouna Abdoul Kadir, Akue Essimengane Teddy Annael, Mabandah Elisabeth et Ndomba Mouele Cabrel‑Jeannis) ont déposé une requête en inconstitutionnalité visant le communiqué du 17 février 2026 ordonnant la suspension immédiate des réseaux sociaux sur toute l’étendue du territoire.

Une décision qui a brutalement plongé le pays dans un silence numérique inédit.

Selon eux, la HAC a outrepassé ses compétences en imposant une restriction générale sans base légale suffisamment claire ni justification proportionnée.

La requête évoque une violation de plusieurs droits garantis par la Constitution du 19 décembre 2024, notamment la liberté d’expression et l’accès à l’information.

Les plaignants dénoncent une « sanction collective » qui pénalise indistinctement citoyens, médias et acteurs économiques.

Ils demandent à la haute juridiction de déclarer la décision inconstitutionnelle, de l’annuler avec effet immédiat et d’ordonner le rétablissement d’urgence de l’accès aux plateformes.

En s’appuyant sur les dispositions relatives à la protection rapide des droits fondamentaux, ils espèrent une réponse dans les plus brefs délais, estimant que chaque jour de coupure aggrave les préjudices.

Au-delà du débat juridique, cette affaire interroge le fragile équilibre entre maintien de l’ordre public et respect des libertés numériques.

Le verdict de la Cour pourrait bien redéfinir les limites du pouvoir de régulation de l’État à l’ère digitale.

 

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La Redaction

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