Tensions sociales chez Ebomaf Gabon : La Direction générale donne sa part de vérité 

DIG / Des revendications sociales ont éclaté au chantier d’Ebomaf situé au PK10 de Libreville, visibles sur les réseaux sociaux.

Serge Alioune Motsinda, Chargé des relations extérieures de la société, a pris la parole pour clarifier la situation.

Premier point mis en avant : l’absence d’arriérés de salaires.

« Depuis l’installation d’Ebomaf, l’entreprise ne connaît pas de problèmes liés aux salaires. Ils sont régulièrement versés.

Les tensions seraient davantage liées aux droits sociaux, notamment le paiement des congés, un point sur lequel la direction assure que des mesures de régularisation sont en cours», a-t-il affirmé.

Sur la question des licenciements qualifiés d’abusifs par certains employés, la direction apporte des nuances.

Comportements déviants

Plusieurs fautes lourdes ont été relevées : vente de carburant par des chauffeurs, absences répétées malgré les avertissements, ou encore utilisation abusive du matériel à des fins personnelles.

Des comportements qui, selon Ebomaf, justifient les renvois enregistrés.

Le porte-parole a, toutefois, rappelé que les employés s’estimant lésés peuvent saisir l’inspection du travail.

Concernant les bulletins de salaire, leur absence s’expliquerait par le processus de bancarisation encore en cours.

Dossiers incomplets

Si le personnel administratif est déjà bancarisé, les équipes de chantier font face à des difficultés techniques : dossiers incomplets, instabilité du fichier du personnel liée aux absences et aux licenciements.

Un délai que la direction présente comme temporaire.

Présente au Gabon depuis un an seulement, Ebomaf se veut rassurante quant à la suite.

« D’ici là, tout ça sera considéré comme du passé », a conclu Serge Alioune Motsinda, misant sur le dialogue pour stabiliser le climat social.

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La Redaction

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