Toutes les nominations du Conseil des ministres du 29 janvier 2026

DIG/ Téléchargez le communiqué final du Conseil des ministres du jeudi 29 janvier 2026 ICI : Communique-final-publiee-du-Conseil-du-29-janvier-2026 (1)

apropos de l auteur

La Redaction

1 Comment

  1. Mystic l'entité Reply

    Conseil des ministres du 30 avril 2026 : entre projections rassurantes et réalités occultées
    (par Mystic l’entité)

    Le Conseil des ministres tenu à Libreville le 30 avril 2026, sous la présidence du Chef de l’État, se voulait une étape symbolique à la veille du 1er mai, fête du travail, et à l’approche du premier anniversaire de la prestation de serment du Président. Pourtant, au-delà des annonces, ce communiqué révèle des irrégularités majeures dans la manière de traiter les enjeux sociaux et économiques.

    1- Invisibilisation du chômage : Alors que le Gabon connaît un pic historique de près de 109 000 demandeurs d’emploi, le communiqué se limite à constater que « l’emploi n’a pas encore connu d’amélioration tangible ». L’absence de chiffres officiels traduit une volonté manifeste d’atténuer l’ampleur de la crise sociale. Cette invisibilisation prive le débat public de données essentielles et empêche une mobilisation collective à la hauteur du défi.

    2. Atténuation de la dette publique : Le texte évoque une « soutenabilité budgétaire incertaine » sans jamais employer les termes de crise de la dette. Pourtant, l’endettement élevé fragilise durablement les équilibres macroéconomiques. En choisissant des formulations euphémisées, le Conseil minimise la gravité de la situation et reporte l’urgence des réformes structurelles.

    3. Déni courtois face à la corruption et à l’inertie administrative : Le Président réaffirme qu’il « n’admettra aucune complaisance » face aux pratiques déviantes. Mais cette formule, répétée Conseil après Conseil, reste un rituel discursif sans bilan concret des sanctions ou des mesures prises. Le déni courtois consiste à rappeler l’exigence morale tout en évitant de dresser un état des lieux transparent des dérives persistantes.

    4. Le secteur parapublic sous perfusion : Le communiqué souligne la « dépendance excessive aux transferts budgétaires » des entreprises publiques, mais se contente de proposer des contrats pluriannuels de performance. Ce procédé masque la réalité : de nombreuses entités sont en situation de quasi-faillite et continuent de consommer des ressources sans résultats tangibles.

    5. Une gouvernance tournée vers la projection : Le Conseil met en avant le Forum international de Libreville (3 mai 2026), la relance du Haut Conseil de l’Investissement et l’approbation du PNCD 2026‑2030. Autant de projets qui donnent l’impression de mouvement, mais qui restent des projections. L’absence de bilans chiffrés des ministres sur leurs 100 jours d’action accentue le décalage entre discours et réalité.

    l’urgence d’un virage vers la redevabilité : Ce Conseil des ministres illustre une gouvernance qui privilégie la mise en récit au détriment de la reddition de comptes. Invisibilisation du chômage, atténuation de la dette, déni courtois face à la corruption : autant de procédés qui protègent l’image de l’État mais fragilisent la confiance citoyenne.

    À la veille du 1er mai, fête du travail, il est urgent que les autorités passent de la projection à la preuve, en publiant des bilans chiffrés, en assumant les difficultés et en engageant des mesures concrètes pour répondre aux attentes sociales. Car sans résultats tangibles, la gouvernance risque de s’enfermer dans un cycle de promesses répétées, de plus en plus perçues comme fallacieuses !

Laisser un commentaire