« Un Gabonais, un compteur » : La facturation sans… eau

DIG / Le programme « Un Gabonais, un compteur » s’attaque à un vrai problème : le manque de compteurs et les raccordements irréguliers.

Mais dans un pays où la desserte en eau potable reste encore instable, une question économique demeure : à quoi sert de généraliser le comptage si l’eau ne coule pas régulièrement au robinet ?

Le compteur ne crée pas l’eau

L’État a commandé 60 000 compteurs d’eau, dans le cadre d’un programme global de 127 000 compteurs eau-électricité.

L’objectif est notamment d’améliorer le raccordement des ménages et la gestion commerciale du service.

Mais le principal déficit se situe aussi en amont : production insuffisante, réseaux à réhabiliter et distribution irrégulière.

Le gouvernement prévoit d’ailleurs des investissements massifs pour remettre à niveau les infrastructures hydrauliques.

Un problème de priorité économique

Un compteur permet de mesurer et facturer une consommation. Il ne garantit ni la pression, ni la continuité, ni même la disponibilité de l’eau.

Pour le Gabon, l’enjeu est donc de synchroniser les deux chantiers : déployer les compteurs, mais surtout rétablir durablement l’offre d’eau potable.

Sans cette équation, le risque est de moderniser la facturation d’un service qui reste encore insuffisant.

Le véritable indicateur de réussite ne sera donc pas le nombre de compteurs installés, mais le nombre de ménages effectivement alimentés en eau potable de manière régulière.

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La Redaction

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