DIG / Avec 17 800 tonnes consommées chaque année, la viande de brousse occupe une place centrale dans la vie des Gabonais.
Au Gabon, en effet, la viande de brousse n’est pas seulement une tradition culinaire, c’est une composante majeure de la sécurité alimentaire.
Si 38 % de cette consommation provient des zones rurales, la demande explose également dans les centres urbains, où vivent 87 % de la population.
Une économie de poids
Au-delà de l’assiette, la filière est un véritable moteur économique informel. On estime le marché national entre 20 et 27 milliards de FCFA par an.
Avec environ 53 000 chasseurs actifs, cette activité soutient de nombreux foyers, faisant de la viande de brousse une source d’emploi et de revenus non négligeable pour les populations locales.
La biodiversité sous pression
Cependant, cette forte demande pèse lourdement sur la faune gabonaise.
Si 144 espèces sont concernées par la chasse, le prélèvement se concentre principalement sur cinq d’entre elles :
-Le porc-épic
-La gazelle
-L’antilope
-Le sanglier
Vers une gestion durable
Face à ce constat, les autorités gabonaises travaillent sur une nouvelle stratégie nationale de gestion de la chasse. L’objectif est de trouver un équilibre fragile : répondre aux besoins alimentaires et économiques des populations tout en protégeant les espèces menacées.
Le défi de demain sera de passer d’une exploitation informelle à une filière régulée et durable, garantissant la survie de la faune sauvage pour les générations futures.



