DIG / C’est un tournant historique pour le « Tam-Tam de l’Afrique » : après des décennies de gouvernance partagée et des années de silence, l’État gabonais a conclu un accord le 12 mai 2026 à Libreville avec la partie libyenne pour devenir l’unique propriétaire de la radio panafricaine Africa N°1.
L’accord, signé entre le ministre de la Communication, Germain Biahodjow, et une délégation libyenne, acte le retrait définitif de Tripoli du capital de la station.
Cette étape juridique était le dernier verrou bloquant la relance effective de ce média mythique.
La fin d’un blocage capitalistique
Jusqu’à cette signature, la structure du capital empêchait toute manœuvre d’envergure :
-La Libye détenait la majorité avec 52 % des parts.
-L’État gabonais n’en possédait que 35 %.
-Des investisseurs privés se partageaient les 13 % restants.
Cette configuration, héritée de l’ère Kadhafi, avait plongé la radio dans une impasse institutionnelle depuis son placement sous redressement judiciaire en 2011.
En rachetant l’intégralité des parts, le Gabon s’affranchit de toute tutelle étrangère pour piloter seul la renaissance de son joyau médiatique.
Une relance annoncée pour août 2026
Avec ce rachat, le calendrier s’accélère. Les autorités de la 5e république ont fait de la réhabilitation d’Africa N°1 une priorité de leur agenda de souveraineté.
-Infrastructures : Le siège social à Libreville a déjà bénéficié de travaux de rénovation.
-Objectif : Un retour sur les ondes FM et satellite est envisagé dès le mois d’août 2026.
-Ambition : Redonner à la radio sa place de leader de l’information sur le continent, portée par une identité 100 % africaine.
L’enjeu est désormais de moderniser le format pour répondre aux nouveaux usages numériques tout en préservant l’ADN qui a fait le succès du « Tam-Tam » à travers les générations.



