DIG / C’est un rappel à l’ordre qui fait grand bruit sur les réseaux sociaux : le Code pénal gabonais prévoit jusqu’à 5 ans de prison et 50 millions de FCFA d’amende pour la vente de substances toxiques destinées au blanchiment de la peau encore appelés dans le jargon populaire« La Kwanza ».
Alors que la sensibilisation s’intensifie, une question brûle toutes les lèvres : A quand les premières interpellations ?
En effet, le phénomène du « décapage » (ou dépigmentation artificielle) a atteint des proportions alarmantes au Gabon.
Des marchés de Libreville aux boutiques en ligne sur Facebook et TikTok, les produits à base d’hydroquinone, de mercure ou de corticoïdes sont vendus sans aucun contrôle, souvent sous des appellations séduisantes comme « teint métisse » ou « glow express ».
Une menace de santé publique
Derrière les promesses de beauté, la réalité est tragique : brûlures irréversibles, vergetures géantes, insuffisance rénale, hypertension et cancers de la peau.
Le coût pour le système de santé national est immense, sans parler des traumatismes physiques pour les victimes.
Le bras armé de la loi
Si la sensibilisation rappelle le cadre légal, le passage à la phase répressive se fait attendre. L’article de loi existe, mais son application nécessite une action coordonnée :
-Des contrôles de l’AGASA (Agence Gabonaise de Sécurité Alimentaire) pour identifier les composants toxiques.
-Des descentes de police dans les officines clandestines et les marchés.
-Une surveillance accrue des influenceurs qui font la promotion de ces mélanges dangereux sur le web.
Un signal fort attendu
Les citoyens appellent désormais les autorités à passer des paroles aux actes. Interpeller les grossistes et les préparateurs de ces « mélanges maison » enverrait un signal de fermeté nécessaire.
La protection de la santé des populations, et particulièrement de la jeunesse, ne peut plus se contenter de simples visuels informatifs.
Le Code pénal est clair: Il ne manque désormais plus que la volonté politique de vider les étals de ces substances qui, sous prétexte d’embellir, détruisent des vies.



