Bancarisation des zones rurales : BCEG, Assala et EDG signent un partenariat

DIG / La Banque pour le Commerce et l’Entreprenariat du Gabon (BCEG), Assala Gabon et l’établissement de microfinance EDG SA viennent de signer un partenariat pour proposer des produits financiers accessibles dans les zones où le taux de bancarisation reste faible.

En effet, dans une large partie du Gabon rural et périurbain, ouvrir un compte, obtenir un microcrédit ou encaisser un paiement demeure une démarche longue et compliquée.

L’épargne dort sous le matelas, les PME tournent au ralenti, les entrepreneurs se financent via le crédit informel.

Chacun son rôle

La répartition des rôles est claire. BCEG apporte le cœur bancaire : comptes, paiements, crédits. Assala Gabon mobilise son ancrage territorial et sa capacité à financer des projets à impact local.

EDG SA ouvre l’accès via ses sites et ses communautés d’usagers.

Le modèle s’appuie sur des agences mobiles, des agents relais, le USSD et des applications légères, pour réduire la distance et le coût de transaction.

Financement

L’ambition n’est pas d’ouvrir des comptes pour afficher des chiffres. Le partenariat cible le financement de ce qui génère de l’activité : équipement d’atelier, stock commercial, intrants agricoles.

Pour les PME exclues faute de garanties classiques, le dispositif mise sur l’analyse alternative du risque, flux d’activité, historique de paiement, données énergétiques.

Un volet formation est prévu pour que chaque emprunteur comprenne son engagement.

Trois points concentreront l’attention : la qualité des données utilisées pour évaluer le risque, le coût réel du crédit, et la protection des clients.

Les indicateurs à surveiller ne seront pas le nombre de comptes ouverts, mais le volume de prêts productifs déboursés, le taux de remboursement, et le nombre d’entreprises qui basculent du cash informel au circuit formel.

 

 

apropos de l auteur

La Redaction

Laisser un commentaire