Biocharbon : Le Gabon et Eramet envisagent de développer une unité de production de 10 000 tonnes par an à horizon 2029

DIG/ Le groupe français Eramet et le gouvernement gabonais ont signé, le 20 juillet 2026 à Paris, un protocole d’accord stratégique pour  développer une filière de production locale de biocharbon, issu de la valorisation des déchets de production de grumes de bois.

Utilisable dans l’industrie comme bio-réducteur en substitution du coke métallurgique, le biocharbon constitue, indique t-on, un levier stratégique à la fois pour décarboner la transformation du minerai de manganèse au Gabon et réduire les importations de coke.

Cette filière a démarré concrètement en juillet 2026, en partenariat avec la société Precious Woods, avec un four pilote localisé à Lastourville.

Le démarrage d’une unité de production de 10 000 tonnes de biocharbon par an à horizon 2029 est actuellement à l’étude.

Le développement de cette production locale de biocharbon permettra également d’accroître la contribution des secteurs forestiers et du manganèse à l’économie gabonaise, tout en créant de nouveaux bassins d’emplois.

Création du fonds d’amorçage industriel « Fabriqué au Gabon »

Dans le cadre de ce protocole d’accord, Eramet et Eramet Comilog lanceront un fonds d’amorçage industriel « Fabriqué au Gabon » pour favoriser le développement de l’activité et de l’emploi dans d’autres secteurs de l’économie, en lien avec les objectifs de développement économique et industriel du Gabon

Ce fonds d’amorçage vise la création à terme de 3 000 emplois dans le secteur industriel.

Il favorisera notamment la création et le développement d’activités industrielles gabonaises, avec l’objectif d’accompagner le développement de l’écosystème industriel national, d’augmenter le poids de l’industrie dans la richesse nationale, et ainsi d’améliorer la compétitivité de la production locale.

 

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La Redaction

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