Biodiversité : Le Gabon tient-il son prochain actif économique ?

DIG / Alors que les botanistes découvrent encore chaque année de nouvelles espèces, le Gabon cherche désormais à mieux valoriser un patrimoine naturel dont le potentiel économique reste largement inexploité.

Dans sa note de conjoncture économique publiée le 26 juin 2025, la Banque mondiale chiffre à 75,1 milliards USD ( environ 45 000 milliards de FCFA), la valeur totale des services fournis par les forêts du Gabon entre 2000 et 2020.

Ce calcul inclut notamment la séquestration de plus de 30 milliards de tonnes de CO₂, qui représente à elle seule environ 99 % de la valeur totale estimée.

Un capital naturel exceptionnel

Avec près de 88 % de son territoire couvert de forêts, le Gabon dispose d’un capital naturel exceptionnel.

Entre 7 000 et 10 000 espèces végétales sont déjà recensées et une dizaine de nouvelles espèces seraient découvertes chaque année.

Cette richesse ouvre des perspectives dans la recherche, la cosmétique, la pharmacopée, l’écotourisme ou encore les produits forestiers non ligneux.

31,7 milliards de FCFA à financer

Mais transformer cette richesse en valeur nécessite des financements.

Les autorités gabonaises estiment notamment à 31,7 milliards de FCFA le déficit de financement de la biodiversité.

Plusieurs pistes sont étudiées : finance verte, écotourisme, paiements pour services environnementaux, filières forestières durables ou encore financements liés à la biodiversité.

Le changement de logique est majeur : la forêt n’est plus seulement une ressource à exploiter ou à protéger, elle peut devenir un actif économique à valoriser.

 Créer de la valeur sans détruire le capital

Encore faut-il éviter que cette valorisation ne se traduise par une nouvelle pression sur les écosystèmes.

Le véritable défi pour le Gabon sera donc de créer de la valeur tout en préservant le capital naturel qui la produit.

Après le pétrole, le manganèse et le bois, la biodiversité pourrait-elle devenir l’un des nouveaux piliers de la diversification de l’économie gabonaise ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Redaction

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