DIG / Le gouvernement gabonais accorde jusqu’au 31 mars 2027 aux bénéficiaires de la Régularisation foncière de masse (RFM) pour retirer leurs titres fonciers au tarif exceptionnel de 600 000 FCFA pour les parcelles de 2 000 m² au maximum.
Une mesure destinée à faciliter l’accès à la propriété, mais dont l’efficacité dépendra de la capacité des ménages à mobiliser les fonds nécessaires.
16 000 titres, place au retrait
Après la remise officielle de 16 000 titres fonciers, le 22 octobre 2026, les opérations de paiement et de retrait ont débuté le 26 octobre.
Les bénéficiaires concernés par les dossiers de la Société nationale immobilière (SNI) peuvent effectuer leurs démarches aux guichets de l’entreprise, au quartier Likouala, à Libreville.
Pour les dossiers relevant de l’ANUTTC, la publication exceptionnelle de la liste nominative des bénéficiaires vise à retrouver les personnes restées injoignables, notamment en raison de coordonnées téléphoniques manquantes ou obsolètes.
Cette publication a été autorisée par l’Autorité pour la protection des données et de la vie privée.
Le coût, dernier obstacle à lever
Ramener le coût du titre foncier à 600 000 FCFA, contre 4 à 6 millions auparavant selon les autorités, constitue un allègement significatif.
Mais cette tarification préférentielle ne garantit pas, à elle seule, que tous les bénéficiaires pourront régulariser leur situation.
L’enjeu est désormais de transformer les titres établis en droits de propriété effectivement sécurisés.
Le gouvernement devra veiller à l’accessibilité des démarches, à l’information des bénéficiaires et au respect de l’échéance du 31 mars 2027.
Car accélérer la production des titres fonciers est une avancée ; permettre aux ménages de les obtenir réellement reste le véritable test de cette réforme.



