Booué : La nouvelle station d’eau triple la capacité de production 600 à 1 800 m³ par jour

DIG / La ville de Booué dispose désormais d’une capacité de production d’eau potable trois fois supérieure à celle dont elle bénéficiait jusqu’ici.

Inaugurée le vendredi 28 août 2026 par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, la nouvelle station de traitement d’une capacité de 1 200 m³ par jour porte la production totale de la ville de 600 à 1 800 m³ par jour.

Une marge confortable au-dessus de la demande actuelle

Pour les quelque 7 000 habitants de Booué, dont la demande quotidienne est estimée à 1 600 m³, cette infrastructure représente une avancée concrète : la capacité installée dépasse désormais les besoins actuels de 200 m³ par jour.

Cette marge doit permettre d’absorber les variations de consommation, de renforcer la continuité de l’approvisionnement et d’accompagner une partie de la croissance démographique de la ville sans rupture de service.

La SEEG en première ligne

La cérémonie s’est déroulée en présence de la direction générale de la SEEG, conduite par son Administrateur Directeur Général Steeve Saurel Legnongo, ainsi que des équipes techniques et opérationnelles.

Au-delà de l’infrastructure elle-même, la pérennité de cette réalisation reposera sur la maintenance des équipements et la qualité de l’exploitation quotidienne — deux maillons que la SEEG devra tenir dans la durée, dans un contexte où la crédibilité de l’entreprise est encore fragilisée par les crises hydriques récentes du Grand Libreville.

Un signal politique autant qu’une avancée technique

Cette inauguration s’inscrit dans une séquence de réalisations que le gouvernement entend mettre en avant comme preuves tangibles de son action territoriale.

Pour Booué — ville-étape sur le Transgabonais et point d’appui pour le développement minier de la région —, passer de 600 à 1 800 m³ par jour est un changement d’échelle réel.

L’enjeu sera désormais de maintenir durablement cette capacité opérationnelle, et non de la laisser se dégrader faute de maintenance, comme cela a trop souvent été le cas pour les infrastructures publiques gabonaises.

 

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La Redaction

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