Carburant : 30 milliards de FCFA de subventions en un mois, l’État paie, les pénuries persistent

DIG / En septembre 2026, l’État gabonais a consacré 30 milliards de FCFA aux subventions sur les carburants.

Pourtant, les pénuries récentes montrent que cette dépense massive ne garantit même pas la continuité de l’approvisionnement.

De quoi interroger le coût, le ciblage et surtout l’efficacité réelle du dispositif.

Une facture publique, un bénéfice mal réparti

La subvention est censée protéger le pouvoir d’achat.

Mais selon la Banque mondiale, 96 % des subventions à l’essence et au gasoil bénéficieraient à la moitié la plus aisée de la population.

Autrement dit, l’argent public soutient largement la consommation des plus gros utilisateurs, sans cibler prioritairement les ménages qui en ont le plus besoin.

Payer moins cher, sans garantie d’approvisionnement

Le paradoxe est là : le contribuable finance le maintien des prix, mais reste exposé aux ruptures de stock et à leurs conséquences sur les transports et les coûts de la vie.

La subvention amortit le prix à la pompe ; elle ne corrige ni les fragilités logistiques ni la dépendance aux cargaisons importées.

À ce niveau de dépense, le statu quo n’est plus une réponse suffisante.

Problématique

Supprimer brutalement les aides risquerait de pénaliser les ménages, mais les maintenir sans ciblage ni obligation de résultat revient à reconduire une dépense dont l’efficacité sociale et économique doit être démontrée.

Le Gabon doit donc répondre à une question simple : combien coûte la protection des consommateurs, qui en bénéficie réellement et quels résultats obtient l’État en contrepartie ?

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La Redaction

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