DIG / L’aménagement et le bitumage des 260 kilomètres de l’axe Makokou–Mékambo–Ekata entrent dans une phase d’accélération.
Pour relever le défi technique imposé par la forêt équatoriale de l’Ogooué-Ivindo, une flotte massive de 144 engins de chantier vient d’être réceptionnée.
Ouvrir une voie de 260 kilomètres dans le nord-est du Gabon n’est pas un simple projet de voirie, c’est un véritable défi d’ingénierie.
Sur le terrain, les équipes techniques doivent livrer un combat quotidien contre un environnement complexe.
Déforestation de zones denses, débroussaillage massif, purges de sols instables et construction délicate de ponts au-dessus des zones marécageuses.
Moyens colossaux
Pour répondre à ces contraintes topographiques et accélérer la cadence, le gouvernement a exigé de l’entreprise adjudicataire qu’elle déploie les moyens proportionnels à l’enjeu.
C’est chose faite depuis ce lundi 24 août avec la réception à Akanda de 144 équipements lourds flambant neufs par le groupement MARIPOMA/BSK STALLION GABON.
Cet arsenal logistique comprend notamment 32 camions à benne, 12 compacteurs pour stabiliser la chaussée, 9 niveleuses, 6 bulldozers pour le terrassement et 4 pelles hydrauliques.
Actuellement en cours d’acheminement vers l’Ogooué-Ivindo, ces géants d’acier vont permettre d’engager le reprofilage et le bitumage de l’axe avec une force de frappe inédite.
La priorité mécanique sera donnée au tronçon Mékambo–Ekata–Frontière Congo, jugé particulièrement dégradé.
Une inspection gouvernementale est attendue sur site dès cette fin de semaine pour vérifier la mise en route immédiate de cette machine de désenclavement.


