DIG/ En 2025, le Gabon s’est hissé au premier rang de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pour le commerce intra-africain.
Avec 1,30 milliard de dollars de transactions sur le continent, Libreville devance de peu le Congo (1,29 milliard USD et le Cameroun (1,22 milliard USD).
Nain africain ?
Pourtant, ce leadership régional cache une réalité plus nuancée. Si le pays domine ses voisins, sa propre performance commerciale à l’échelle du continent est en repli constant.
En effet, entre 2022 et 2025, les flux commerciaux du pays avec ses partenaires africains se sont contractés de près de 38,4 %, dégringolant de 2,11 milliards à 1,30 milliard de dollars.
Ce recul interroge, alors même que le commerce intra-africain global affiche une croissance solide de 178,8 milliards de dollars en 2025 sous l’impulsion de la ZLECAf.
Dépendance
La dépendance historique du pays aux exportations de matières premières brutes (pétrole, manganèse) vers l’Asie ou l’Europe pèse toujours lourdement, limitant la part de ses produits sur les marchés africains.
Bien que des initiatives de diversification industrielle, à l’instar de la zone économique de Nkok, cherchent à inverser la tendance, le défi demeure.
Pour consolider sa première place régionale et capter la croissance continentale, Libreville devra transformer ses efforts industriels locaux en parts de marché durables chez ses voisins.



