La Cosumaf reste optimiste quant Ă  une reprise de la croissance en 2017

Le PrĂ©sident de la Commission de surveillance du marchĂ© financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), RafaĂ«l Tung Nzue, s’est entretenu le 5 dĂ©cembre 2016 Ă  l’immeuble Arambo, avec le ministre dĂ©lĂ©guĂ© de l’Economie, Pascal Houangni Ambouroue.

Les deux personnalitĂ©s ont fait le point sur l’évolution de l’organe de rĂ©gulation du marchĂ© financier sous-rĂ©gional.

Selon Rafaël Tung Nzue, le marché financier de la Ceamc évolue dans un contexte économique difficile marqué par une certaine dépression, en raison de la baisse des prix du pétrole.

« Comme les Ă©conomies de la Cemac sont des Ă©conomies pĂ©troliĂšres, en principe cela affecte gravement les recettes budgĂ©taires de nos Etats. Ce qui fait qu’avec cette dĂ©pression, les Etats luttent actuellement comme ils peuvent pour essayer de redresser l’ensemble de leurs Ă©conomies. Toutes les analyses portent Ă  croire que l’annĂ©e 2017 devrait ĂȘtre une annĂ©e en termes de prĂ©visions Ă©conomiques avec une certaine accalmie parce que les Etats ont pris beaucoup de disposition pour essayer de maintenir une croissance sans trop descendre. Le marchĂ© financier dans ce contexte est plutĂŽt dynamique en ce sens que beaucoup d’Etats cherche Ă  mobiliser les ressources auprĂšs du marchĂ©. Ça Ă©tĂ© le cas du Gabon qui a levĂ© les fonds pour plus de 90 milliards de francs il y a six mois » a indiquĂ© RafaĂ«l Tung Nzue, prĂ©sident de la Cosumaf.

Depuis sa création en 2003, le marché financier de la Cemac a déjà mobilisé plus de 600 milliards de francs au profit des Etats et des entreprises privées.

« Nous sommes aujourd’hui en conjoncture Ă©conomique dĂ©favorable et les Etats ont besoin de financer leur dĂ©veloppement. Dans ce cadre-lĂ , pour un certain nombre d’Etats, ils ont Ă  recourir au marchĂ© financier pour se financer. L’Etat congolais est entrain de prĂ©parer un emprunt obligataire Ă  hauteur de 150 milliards de francs et l’Etat gabonais, dans le mĂȘme sens, l’annĂ©e prochaine rĂ©alisera un emprunt obligataire de 100 milliard de francs. Ce qui montre que la liquiditĂ© du marchĂ© sert aux financements du dĂ©veloppement  de ces Etats-là », a confiĂ© Pascal Houangni Ambouroue, ministre dĂ©lĂ©guĂ© de l’Economie.

Auteur : Brice Gotoa

 

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