DIG / Le fonds sud-africain Bosch Capital, qui a repris les droits sur une créance de Paramount Group, réclame à Libreville plus de 330 millions de dollars, soit environ 185 milliards de FCFA.
Le média confidentiel Africa Intelligence rapporte qu’une lettre adressée aux autorités gabonaises le 24 août fixe au 3 septembre 2026 une échéance pour le règlement.
Une créance de taille
Le montant réclamé représente une somme considérable pour les finances gabonaises. À titre de comparaison, il équivaut à plus de 3 fois les 51 milliards de FCFA récemment annoncés pour apurer une partie de la dette intérieure envers les entreprises gabonaises.
Le dossier intervient également quelques semaines après le retour du Gabon sur les marchés financiers internationaux.
En juillet, Libreville a levé 920 millions de dollars, soit environ 525,4 milliards de FCFA, avec un coupon de 9,375 %.
Un nouveau test pour la gestion de la dette
Cette demande intervient alors que le Gabon cherche à financer ses projets du PNCD tout en maîtrisant une dette publique déjà élevée.
Le défi consiste désormais à éviter que de nouvelles créances ou procédures de recouvrement ne viennent accroître la pression sur la trésorerie de l’État.
Pour Libreville, l’enjeu dépasse donc les 185 milliards de FCFA réclamés : il s’agit de préserver sa crédibilité financière tout en évitant que le service de la dette ne réduise les marges disponibles pour les investissements publics.



